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Amatrice du net

l'histoire de Marine


Allongée sur le ventre dans le simple appareil
Elle abandonne son corps aux bienfaits du soleil,
Mettant, avant l'été, une touche finale
A la teinte cuivrée d'un bronzage intégral.
Elle se croit seule au monde, au milieu du jardin,
Bien protégée qu'elle est par les haies de fusain.
Elle se laisse caresser par les rayons ardents
De l'astre à son zénith, de lumière la baignant.
La minuscule brise, qui court sur sa peau nue,
Se révèle à l'usage, être la bienvenue,
Tant il est vrai que même, pour qui aime la chaleur
Le soleil de midi peut être dévastateur.
*****
Non loin de là, pourtant, collé à la longue vue,
Le regard d'un voyeur s'attarde sur son cul.
Depuis longtemps déjà, l'oil sur l'oculaire,
Il épie de son antre celle qu'il considère
La plus belle des femmes qu'il ait vue sur la terre,
Parfaite dans ses formes, gracieuse dans ses erres,
La traque dans les recoins de la grande maison,
Profitant, jour et nuit, de la moindre occasion
D'à travers les carreaux, assouvir ses envies
De mater sa voisine et d'espionner sa vie.
Jusqu'ici il n'a pu qu'avec parcimonie
L'entrevoir tant elle est vive de mouvements
Discrète et retenue derrière ses contrevents.
C'est la première fois qu'ainsi elle s'expose,
Que pour lui, sans savoir, elle tient pareille pose,
Se livre dénudée à son oil salace
Que sur ses formes pleines, à l'envi, il déplace.
*****
Dans le corps de la belle, une douce chaleur
Diffuse et se répand. Une chaude moiteur
Commence à envahir ses parties génitales
Et fait monter l'envie d'une présence mâle.
Dans sa tête défilent des images animées
De corps entrelacés, de couples occupés
En train de sacrifier aux rites de l'amour.
Etre seule à cette heure lui semble alors bien lourd,
Elle rêve au poids du corps d'un homme sur le sien,
Elle rêve de caresses, d'un sexe masculin,
Elle rêve de contacts, de baisers, de suçons.
Elle rêve de jouissance, de plaisirs, de frissons,
Ces pensées érotiques font bouillonner son sang
Entraînent dans ses jambes de doux fourmillements
Qui montent vers ses reins, envahissent le fessier,
L'amenant doucement, des hanches, à onduler.
*****
Au bout de la lorgnette, les yeux sortent de sa tête.
Cette superbe fille, d'habitude si discrète,
En plus de dévoiler son corps sans retenue
Se montre tout à coup, spectacle inattendu,
Proie d'un désir soudain qu'elle ne contrôle pas.
Elle est là, allongée, à quelques petits pas,
Entamant une danse lascive sur sa couche
Sans que rien ne la frôle, sans que rien ne la touche,
Creusant les reins, levant les fesses, bougeant le dos
Comme si elle sentait des mains frôler sa peau.
L'homme comprend bien vite qu'il se passe quelque chose
Même s'il ne sait pas bien quelle peut être la cause.
Voir ainsi cette femme commencer à bouger,
Se tordre en tous sens, quasi ensorcelée,
Fait monter aussitôt en lui l'excitation.
Le désir de ce corps déclenche une érection
Si puissante qu'elle devient vite très douloureuse,
L'obligeant à sortir sa queue volumineuse
Du caleçon bariolé qui la tient au repos
Mais ne peut plus le faire d'un engin aussi gros.
Lentement, il se branle, gardant les yeux rivés
Sur ce cul magnifique qu'il rêve d'honorer.
*****
Bientôt, n'y tenant plus, elle tourne sur le dos,
Se caresse les seins, gardant les yeux mi-clos,
Puis descend lentement sur le ventre bombé.
Les mains s'attardent un peu sur la peau satinée,
Elle descend plus bas, écarte grand les cuisses
En effleure l'intérieur, là où elles sont si lisses,
Remonte pour s'arrêter sur le mont de vénus.
Les doigts jouent un instant avec les poils crépus
Descendent entre les lèvres déjà bien lubrifiées,
Se posent sur le bourgeon qu'ils commencent à branler.
De temps en temps le doigt quitte le clitoris,
Entre profondément au fond de la clovisse,
Et ramone la chatte de toute sa puissance.
Le plaisir monte fort, au bord de la jouissance,
Elle ouvre les yeux et se trouve toute aveuglée
Par l'éclat du soleil, ou plutôt son reflet.
La surprise bloque net cet élan furieux.
Intriguée, elle regarde vers l'éclat douloureux
Et aperçoit, sur le balcon d'en face, une ombre,
Une forme imprécise tapie dans la pénombre.
La surprise passée, cette situation,
Redonne un coup de fouet à son excitation.
« Si ce salaud me mate », pense-t-elle amusée,
« De quoi je suis capable, il me faut lui montrer. »
Aussitôt elle se dresse, rentre dans la maison,
Exagérant la danse de son petit cul rond.
*****
Jamais il n'a osé, dans ses songes les plus fous,
Rêver de cette fille, sans pudeur ni tabou,
Non contente d'être nue, se dévoiler ainsi,
Lui faire un numéro à le jeter assis,
Se branler devant lui, pareille à une pute
Excitant le client pour que, sur elle, il jute.
Il branle avec vigueur son membre turgescent,
Crache dans sa main pour en huiler le gland,
Astique cette queue avec une belle ardeur
Mêlant rapidité, fermeté et douceur,
Puis tout à coup s'arrête pour laisser au plaisir
Qui monte dans ses burnes le temps de revenir
A un niveau plus bas afin de prolonger
Ces instants merveilleux, ce bonheur indicible.
Plus longtemps cependant, il lui est impossible
De tenir son désir par sa seule volonté.
Quand la belle, là bas, commence à se doigter,
Qu'il voit le doigt mouillé s'enfoncer dans le con,
Il ne peut maîtriser plus son excitation,
Son mouvement devient plus ample et plus rapide
Et le foutre jaillit de la verge turgide
Inondant la terrasse. Mais que se passe-t-il ?
Elle se lève d'un coup en un élan facile,
Entre dans la maison, le laissant stupéfait.
La verge dans la main continue de cracher
Pour quelques traits encore une semence épaisse,
La source se tarit et le membre s'affaisse.
Il se retrouve seul, ivre de plaisir mais
Déçu de ce départ constaté à regret.

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